Quo Non Ascendam
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>>Sur les traces des Passeurs de Lumière, Chartres, Troyes, Reims, et finalement Notre Dame de Paris...Les élèves de 4ème. et 5ème. partiront du 2 au 5 mars prochains sur les traces des Passeurs de Lumière en sillonnant la Champagne et Ile de France... Bernard Tirtiaux, dans son œuvre épique, nous entraîne dans un univers à la fois angélique et bestial. A travers le métier de maître verrier, il nous transmet sa passion pour la fusion de la lumière, de la couleur et du verre et se projette dans le protagoniste. Nivard de Chassepierre, le héros, est un personnage hors du commun animé par une passion presque charnelle pour le verre et ses sortilèges. Il peut être assimilé à un supplicié, puisque tout au long du roman la fatalité s’acharne sur lui. C’est l’histoire d’un personnage ambivalent qui fait preuve de bonté et l’instant suivant se transforme en bête furieuse. C’est l’histoire de la vie sombre et éclairée de Nivard. C’est l’histoire d’un artisan, tel un dieu qui donne vie aux vitraux, C’est l’histoire d’un homme à la fois apaisé par ses créations et tourmenté par sa vie tumultueuse. C’est l’histoire d’un maître verrier qui crée et puis détruit ; il trouvera donc en sa fin un soulagement. C’est l’histoire d’un homme brisé, d’un passeur de lumière déchiré. 2 Mars 05h30 : Rendez-vous au Lycée et chargement des bagages 06h00 : Départ REIMS
Les premières traces d’implantation humaine dans la région remontent au néolithique et au chalcolithique (fin du 3e millénaire avant Jésus-Christ). Vers 80 avant J-C, les Rèmes construisent l’oppidum de Durocorter sur le site qui deviendra Reims Voyant l’avancée de l’armée de César, les Belges s’allient pour repousser cette invasion. Les Rèmes refusent cette alliance et choisissent d’aider Rome. L’alliance est votée par le Sénat de Rome. Les Belges sont battus sans grande difficulté. En 53 avant J-C, César ordonne au concilium Galliae de se réunir à Durocortorum pour y juger la conjuration des Sénons et des Carnutes. Les Rèmes ayant prouvé leur fidélité à Rome, Durocortorum est classée dans les cités fédérées. Sous Auguste, les Rèmes sont placés dans la province de Belgique dont Durocortorum devint la capitale. Mais en 406, les Vandales s’emparent de la ville, la pillent et l’évêque Saint Nicaise est décapité sur le seuil de sa cathédrale. En 451, ce sont les Huns qui attaquent la ville. Le christianisme apparaît au milieu du IIIe siècle grâce à l’évêque Sixte et une première cathédrale est élevée au IVe siècle mais ce n’est qu’au Ve siècle que l’emplacement actuel commence à être occupé par l’Église puis plusieurs cathédrales se succèdent jusqu’à celle qui existe aujourd’hui. C’est à Reims que Clovis Ier est baptisé par l’évêque Saint Remi. Ultérieurement, et pour cette raison, elle devient la ville du sacre des rois de France. En 804, Charlemagne y reçoit le pape Léon III. Vers l’An mil, l’archevêque de Reims, Gerbert d’Aurillac, est élu pape sous le nom de Sylvestre II. L’université de Reims est créée en 1548 par le cardinal de Lorraine. Supprimée à la Révolution, elle renaît progressivement durant la seconde moitié du XXe siècle. Le début du XXe siècle est marqué par de retentissants événements aériens qui font de Reims l’un des berceaux de l’aviation dans le monde. La Première Guerre mondiale détruit une très grande partie de la ville. La cathédrale est incendiée en1914 et gravement endommagée par de constants bombardements jusqu’en 1918. Le peintre officiel des armées François Flameng, réalisa de nombreux croquis et dessins de ces événements. De juin 1940 au 30 août 1944, Reims est occupée par l’armée allemande. Le général Eisenhower y installe son quartier général après la libération de la ville. La reddition de l’armée allemande est signée à Reims dans une salle du collège technique et moderne (actuel lycée Roosevelt) le 7 mai 1945, Au sortir de la guerre, comme une grande partie de la France, la ville de Reims connaît une forte urbanisation. En 1962, Charles de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer participent à une messe pour la réconciliation franco-allemande à la cathédrale Notre-Dame de Reims. Le 21 septembre 1996, le pape Jean-Paul II rend visite à la cathédrale de Reims pour commémorer le XVe centenaire du baptême de Clovis. Dans une tardive légende française, on dit que Reims correspondait au Rome de Rémus. Il s’agit tout simplement qu’au lieu d’être assassiné par son frère, Rémus aurait tout simplement été exilé pour aller fonder la ville de Reims 10h00 : Découverte de Reims 11h00 : Visite de la Cathédrale Notre Dame de Reims
C‘est au maître Jean d‘Orbais que fut confiée, en 1211, la construction de cette cathédrale, à l‘image de celles qui étaient alors en chantier (Paris, Soissons et Chartres). L‘intérieur était achevé en 1285. On a dénombré plus de 2 300 statues à l‘extérieur de l‘édifice dont la façade est une des plus belles de France. Les trois portails correspondent aux trois nefs et sont surmontés d‘un gâble servant de support à des sculptures qui par la variété des attitudes sont représentatives de la sculpture champenoise.
L’ange au sourire. L‘intérieur frappe par son unité, sa sobriété et ses remarquables dimensions. La nef, étroite pour sa longueur, n‘en paraît que plus élancée. Au revers de la façade le mur est creusé de niches dans lesquelles ont été placées des statues : cette oeuvre de Gaucher de Reims est unique dans l‘histoire du gothique. Les vitraux qui ont survécu à la guerre de 1914-1918 sont de toute beauté (dans l‘abside, et la belle rosace de la façade) ; les maîtres verriers Simon travaillent, depuis plusieurs générations, à la restauration des verrières ; Brigitte Simon-Marcq a exécuté une série de verrières abstraites, à droite des fonts baptismaux et ce sont les ateliers Simon qui ont exécuté les vitraux de Chagall dans la chapelle absidiale.
TROYES La ville de Troyes doit son nom au peuple gaulois des Tricasses. C’est dans les environs de Troyes que se serait déroulée en 451 la bataille des Champs Catalauniques au terme de laquelle Attila fut vaincu et rebroussa chemin. Au Moyen Âge, la ville fut la capitale comté de Champagne jusqu’au rattachement de la Champagne au royaume de France. Les Maîtres Verriers, reconnus dès le XIIIe siècle, vont créer des merveilles et faire de Troyes une "ville sainte du Vitrail". Grâce aux nombreux cours d’eau, draperies, moulins, tanneries, tissanderies, papeteries, teintureries se développent. Le papier de Troyes est renommé en Europe dès le XIVe siècle. Marie de France, épouse de Henri 1er, crée à Troyes ses "cours d’amour" ; l’art des belles lettres fleurit avec Chrétien de Troyes, Thibaut IV "le chansonnier", Le Grand Incendie de 1524 détruit une grande partie des quartiers hauts de la ville (« corps » du bouchon), construits essentiellement de bois. La reconstruction donne à la cité l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui. En 1745, apparition des premiers métiers à bonneterie, activité qui confèrera à Troyes son titre de Capitale de la Bonneterie. Durant les 4 ans d’occupation allemande, le centre-ville échappe aux bombardements. Au lendemain de la Libération de Paris, le 26 Août 1944, le Général américain Patton délivre Troyes. Ancienne capitale de la Champagne, dont les célèbres foires entretenaient déjà la prospérité, chef d’œuvre en noir et blanc colorisé. Troyes est une cité d’art, très riche en églises, en musées, vieux hôtels et maisons anciennes qui font d’une promenade dans la cité un régal pour les yeux. Troyes la monochrome est prise d’une frénésie de gaieté, se laisse emporter par une exubérance de couleurs. Un véritable feu d’artifice pour célébrer le passage du nouveau millénaire. Vert, rose, jaune, bleu, rouge, c’est à qui brillera du plus vif éclat aux yeux des visiteurs émerveillés 16h00 : Visite de la Cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul
3 Mars 07h30 : Petit déjeuner à l’auberge et chargement des bagages. 08h15 : Départ pour Bayel. 09h30 : Visite des Cristalleries de Bayel
11h00 : Fin de la visite et retour pour Troyes 12h00 : Lunch dans La ville médiévale de Troyes Si elle répond aux exigences de la modernité, la ville ne manque pas de miser sur un patrimoine architectural et culturel reconnu de longue date, héritage d’un passé souvent prospère. Abandonnez-vous au caractère du " vieux Troyes ", laissez-vous charmer par ses rues piétonnes, laissez-vous enchanter par ses chef-d’œuvres et ses monuments, laissez-vous surprendre par ses beaux jardins, laissez-vous conter ses histoires, entrez dans son Histoire. 15h00 : départ pour la ville de Sens SENS
16h 00 : Visite de la Cathédrale de Sens et de son Trésor
C’est la première des grandes cathédrales gothiques de France (1130-1168). La façade Ouest présente une statue de saint Étienne. Magnifique façade de style flamboyant au croisillon Nord, exécutée entre 1503 et 1513 par Martin Chambiges. À l’intérieur, l’attention se porte sur les vitraux qui méritent d’être détaillés (ceux du croisillon droit, offerts par Tristan de Salazar, proviennent d’ateliers troyens) et sur les très belles grilles qui clôturent le chœur. 17h30 : fin de la visite et départ pour l’auberge de Cepoy 18h30 : Installation, dîner & nuitée à l’auberge. 4 Mars CHARTRES
A l’époque gauloise, une bourgade s’installe sur la rive de l’Autura (l’Eure) : Autrikon, que l’on peut traduire par Port sur l’Eure. Elle sera l’une des capitales du peuple des Carnutes, à qui Chartres doit son nom. Romanisée, Autricum devient une ville importante, siège d’un évêché dès la fin du IVe siècle. Saccagées par les Normands, la ville et la Cathédrale revivent grâce au don fait en 876 par Charles le Chauve d’une relique dite "Le Voile de la Vierge". Vers l’an mille, Chartres devient un foyer de formation intellectuelle et spirituelle, dont la réputation gagne l’Europe médiévale pour atteindre son apogée au XIIe siècle. En 1328, le Pays Chartrain, qui avait été longtemps dans la mouvance des puissants comtes de Blois et de Champagne, entre dans le domaine royal. Après les vicissitudes de la Guerre de Cent Ans, la résistance des bourgeois chartrains évitera à la Cathédrale d’être dévastée par les protestants. A la suite d’un siège honorable, Chartres se rendra à Henri de Navarre qui s’y fera sacrer roi de France en 1594, sous le nom de Henri IV. Dans le domaine littéraire, trois Chartrains s’illustrent aux XVIe et XVIIe siècles : les poètes Philippe Desportes et Mathurin Régnier et le moraliste Pierre Nicole, tandis que la période révolutionnaire distinguera d’autres Chartrains : Brissot, chef de la Gironde, Pétion, maire de Paris, Chauveau-Lagarde, avocat de Marie-Antoinette et Charlotte Corday (qui assassina Marat) sans oublier que c’est à Chartres que Siéyès rédigera son célèbre pamphlet "Qu’est-ce que le Tiers-Etat ?"Grâce à la modération des Chartrains pendant la Révolution, la Cathédrale ne subira que des dommages limités, mais un incendie accidentel, survenu en 1836, anéantira l’ancienne charpente. La couverture sera alors refaite en cuivre. Plus près de nous, les plumes de Péguy, Huysmans et Proust contribuent à chanter les louanges de ce chef-d’oeuvre de l’Art Chrétien Médiéval que Rodin baptisa "l’Acropole de l’Occident". En 1909, Chartres est parmi les premières villes de France à accueillir un aérodrome, puis une école qui formera plus de 3000 pilotes durant la Guerre 1914-1918. Le 17 juin 1940, le Préfet Jean Moulin s’oppose courageusement aux exigences de l’occupant, devenant ainsi le premier résistant de France. Il présidera plus tard le Conseil National de la Résistance. En 1944, avant d’être libérée par le 20e corps U.S. et les patriotes locaux, la ville subit de nombreuses atteintes qui causent, entre autres, la perte de la Porte Guillaume et de sa bibliothèque, l’une des plus riches de France. Ville dynamique, Chartres développe une économie en pleine expansion. Située au coeur de la Cosmetic Valley, Chartres est aujourd’hui la Capitale de la Lumière et du Parfum. 07h30 : Petit déjeuner à l’auberge et chargement des bagages. 08h 30 : Départ pour Chartres. 11h00 : Visite de la La Cathédrale de Chartres
4 000 personnages sculptés, 5 000 peuplant ses vitraux, cette cathédrale, bâtie au lendemain de l’incendie qui ravagea en 1194 l’édifice précédent, fourmille de détails, dont une visite, aussi longue soit-elle, ne donne qu’une idée sommaire ! À moins que vous ne préfériez prendre de la hauteur et, au bout de 195 marches, atteindre la galerie inférieure du clocher neuf où tout un monde de statues et de gargouilles vous attend. 12h30 : Fin de la visite et lunch.
14h00 : Visite du Centre International du Vitrail Culturel et atelier-musée, ce Centre, unique en Europe, consacré à l’art du vitrail, est destiné à susciter, à promouvoir la connaissance, l’étude, la protection et le développement du vitrail L’Atelier musée et le centre de documentation permettent à tous de s’initier aux différentes étapes de la réalisation d’un vitrail, et de mieux connaître l’histoire de l’art et des techniques des artistes verriers du moyen âge comme d’aujourd’hui 15h30 : Fin de la visite et Rallye pédestre dans la ville. 18h00 : Fin de la promenade découverte et direction logement. 18h30 : Installation, dîner et nuitée à la Maison St Yves de Chartres. ➢ 16h00 : départ s Se 5 Mars 07h00 : Petit déjeuner à l’auberge et chargement des bagages. 08h00 : Départ pour St Denis 10h00 : Visite de la Basilique Royale de Saint Denis,
Ancienne abbaye et basilique. Construite sur la sépulture de St Denis, martyrisé par les romains au 3e siècle, la basilique a été un lieu de pèlerinage. Une communauté bénédictine s’y installe du 7e s jusqu’à la révolution. L’abbaye illuminera l’histoire artistique, politique et spirituelle, cultivant les liens privilégiés avec la royauté. La nécropole des rois de France a accueilli les corps des monarques, de Dagobert à louis XVIII jusqu’à la Révolution, laquelle a jeté leurs restes à la fosse commune. Source d’inspiration pour les cathédrales de Chartres, Senlis et Meaux, la basilique est un joyau de l’architecture gothique française. Ce monument phare est à la fois un témoignage précieux et un symbole de l’histoire de France. 11h30 : Fin de la visite et départ pour Paris. 12h00 : Lunch sur le site de Notre Dame de Paris 13h00 : Découverte de
Notre Dame de Paris
. On pense qu’au début de l’ère chrétienne il existait à l’emplacement de Notre-Dame, un temple païen, remplacé ultérieurement par une grande basilique chrétienne dédié à St Etienne. Cette cathédrale était de très grandes dimensions pour l’époque et semble avoir été régulièrement entretenue et réparée, suffisamment en tout cas pour résister aux guerres et aux siècles. Cependant, en 1160, l’évêque Maurice de Sully décida la construction d’un sanctuaire d’un nouveau type beaucoup plus vaste. L’architecture de la nouvelle cathédrale devait s’inscrire dans la ligne du nouvel art que l’on appellera gothique ou ogival. La construction, commencée sous le règne de Louis VII dura de 1163 à 1345. Pendant près de trois siècles, on respecta la structure gothique de la grande cathédrale, mais les choses changèrent dès la fin du XVIIe siècle.
La Sainte-Chapelle a été bâtie pour recevoir des reliques de la Crucifixion, notamment la Couronne d’Epines et une partie de la Sainte Croix, achetées à prix d’or par le roi Louis IX au dernier empereur latin de Constantinople Baudouin II. Les travaux n’ont duré que cinq ans, La chapelle haute ou chapelle royale, abrite les reliques. Elle est alors réservée exclusivement au roi et sa famille ainsi qu’au collège de chanoines chargés des offices tandis que la chapelle basse située en dessous sert de Paroisse au très nombreux personnel du palais. La Sainte-Chapelle est dédiée autant aux précieuses reliques qu’à la gloire du royaume ; elle a été construite dans l’enceinte même du palais de la Cité, principale résidence royale parisienne. Pendant la Révolution, ce symbole de la royauté chrétienne sera donc une cible privilégiée : les reliques, le mobilier, les stalles, le jubé, les orgues, les insignes royaux, la flèche furent détruits ou dispersés. La chapelle haute fut transformée pendant un demi-siècle en dépôt d’archives. Une partie des vitraux fut retirée et vendue afin d’installer des rayonnages. Heureusement, certaines reliques ont été entreposées au Cabinet des antiques de la Bibliothèque Nationale pour être conservées puis rendues en 1804 au clergé. Elles sont désormais conservées à Notre-Dame de Paris. Il faut attendre 1846 pour que soient entrepris d’importants travaux de restauration et 1862 pour que la Sainte-Chapelle soit classée Monument Historique. Aujourd’hui encore, de nouveaux travaux de restauration sont menés en partie à la suite des dégâts de l’inondation causée par la tempête de 1999 17h00 : dernier rassemblement pour un retour à Bruxelles vers 22h00. |
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